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Blog · Conseil d'administration

Boeing : Kelly Ortberg aura fort à faire

Boeing : Kelly Ortberg aura fort à faire

Lecture Blueboard sous l'angle du Conseil d'administration - 09/08/2024

L'article décrit la situation actuelle de Boeing et les défis auxquels l'entreprise est confrontée, avec un accent particulier sur la gouvernance d'entreprise, la stratégie, la responsabilité sociale et environnementale (RSE), ainsi que d'autres aspects liés à la direction générale et au conseil d'administration.

Gouvernance d'Entreprise

Changement de Leadership: Le changement de leadership avec l'arrivée de Kelly Ortberg en tant que nouveau patron est un élément crucial. Ce remplacement fait suite à des problèmes significatifs de qualité et de conformité, indiquant une reconnaissance par le conseil d'administration de la nécessité d'un nouveau leadership pour redresser la situation. Ortberg succède à Dave Calhoun, qui reste néanmoins conseiller spécial jusqu'en 2025, ce qui assure une certaine continuité et un transfert en douceur des responsabilités.

Conseil d'Administration: La décision de maintenir Calhoun comme conseiller spécial reflète une stratégie de gestion des risques, permettant au conseil d'administration de bénéficier de son expérience tout en donnant à Ortberg un soutien supplémentaire dans cette période critique.

Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE)

Conformité et Qualité: Les enjeux de qualité et de conformité sont au cœur des défis de Boeing. L'article mentionne des problèmes de qualité dans la production, qui ont des implications directes sur la sécurité des avions. La résolution de ces problèmes est cruciale non seulement pour la pérennité financière de l’entreprise, mais aussi pour sa réputation et sa responsabilité sociale vis-à-vis de la sécurité des passagers.

Enquêtes et Poursuites Civiles: Les enquêtes et poursuites civiles liées aux crashes du 737 MAX relèvent également de la RSE, car elles touchent à la responsabilité de l'entreprise en matière de sécurité des produits. Le fait que ces enquêtes soient toujours en cours indique un besoin continu d'améliorer les pratiques de gouvernance de la qualité et de conformité pour regagner la confiance du public et des régulateurs.

Durabilité

Bien que l'article ne traite pas explicitement des enjeux environnementaux, il est implicite que la durabilité et la responsabilité environnementale sont des dimensions importantes pour une entreprise comme Boeing. Dans un contexte de pressions croissantes pour des pratiques plus durables dans l'industrie aérospatiale, Kelly Ortberg devra probablement inclure ces éléments dans sa stratégie de redressement.

Stratégie d'Entreprise

Acquisition Potentielle: Le projet de rachat de Spirit AeroSystems pour 4,7 milliards de dollars est une décision stratégique majeure. Ce fournisseur est crucial pour Boeing, et son intégration pourrait permettre de renforcer les contrôles de qualité et d'optimiser la chaîne d'approvisionnement. Cela pourrait également offrir une meilleure maîtrise des coûts et des processus de production, essentiels pour améliorer la qualité et la conformité.

Feuille de Route de la FAA: L'exigence de la Federal Aviation Administration pour une feuille de route de qualité de production est une directive claire à laquelle Boeing doit se conformer de manière rigoureuse. Cette exigence montre l'importance des régulations dans la stratégie de Boeing et la nécessité d'une gouvernance robuste pour assurer la conformité.

Conclusion

En résumé, l'arrivée de Kelly Ortberg à la tête de Boeing s'inscrit dans un contexte de défis importants en matière de gouvernance d'entreprise, de qualité, de conformité, et de responsabilité sociale. La stratégie d’acquisition de Spirit AeroSystems et la nécessité de répondre aux exigences de la FAA sont des éléments clés qui détermineront le succès du redressement de Boeing. Le soutien continu de Dave Calhoun en tant que conseiller spécial du conseil d'administration ajoute une couche de stabilité dans cette période de transition. Pour réussir, Ortberg devra adopter une approche holistique intégrant ces divers aspects, tout en veillant à restaurer la confiance des régulateurs, des clients et du public.

Article original

Deux crashes et une accumulation de problèmes de qualité et de conformité dans la branche aviation commerciale ont placé Boeing dans une situation délicate : le nouveau patron, Kelly Ortberg aura fort à faire pour remettre « l’entreprise dans la position de leader qui est attendue d’elle », Il a la difficile mission de redresser la qualité de la production et les finances de Boeing : Kelly Ortberg a pris jeudi ses fonctions de nouveau patron du constructeur américain « Je ne peux vous dire combien je suis fier et ravi de faire partie de l’équipe Boeing », a déclaré jeudi Robert K. « Kelly » Ortberg, 64 ans, dans un message aux employés rendu public par le groupe. « Nous avons clairement beaucoup de travail à faire, mais j’ai confiance dans le fait que, en travaillant ensemble, nous remettrons l’entreprise dans la position de leader qui est attendue d’elle », a-t-il poursuivi. « Nous avons ce qu’il faut pour gagner. » Kelly Ortberg succède à Dave Calhoun, 67 ans, qui doit rester conseiller spécial du conseil d’administration jusqu’à sa retraite en mars 2025. Si les finances de l’avionneur peinent à se rétablir après les crashes de 2018 en Indonésie et 2019 en Éthiopie (346 morts au total) et la pandémie, la chute de l’ancien patron résulte de l’accumulation de problèmes de qualité et de conformité dans la branche aviation commerciale (BCA) de Boeing. Vidéo«Je m'excuse pour votre chagrin» : le mea culpa du PDG de Boeing aux victimes du 737 Max « Nous considérons Kelly Ortberg comme un atout pour Boeing », ont relevé les experts de Melius Research, soulignant que l’ex-patron de Rockwell Collins (devenu Collins Aerospace, filiale de RTX) « cochait beaucoup de cases ». Outre sa formation d’ingénieur, il a dirigé une entreprise cotée, affiche une carrière de plusieurs décennies dans l’aéronautique et n’appartient pas à la famille Boeing, « ce qui devrait offrir une nouvelle approche », selon ces experts. Michel Merluzeau, consultant du cabinet spécialisé AIR, estime que son mandat chez Collins a été « solide, de bonnes acquisitions, un bon repositionnement du portefeuille tourné vers l’innovation et la migration des contrats vers le secteur gouvernemental ». Il anticipe de Kelly Ortberg, un « patron de transition », une « rationalisation » pour recentrer Boeing sur ses activités fondamentales. Le dossier le plus urgent est sans nul doute la qualité de la production. Le groupe a concocté une feuille de route, exigée par la Federal Aviation Administration (FAA), l’agence gouvernementale chargée des réglementations et des contrôles concernant l’aviation. Boeing veut aussi racheter Spirit AeroSystems, un fournisseur crucial auquel il avait donné son indépendance en 2005. L’opération à 4,7 milliards de dollars, annoncée début juillet, doit être finalisée mi-2025. La prise de fonction de celui qui a commencé sa carrière en 1983 comme ingénieur au sein de Texas Instruments, intervient après deux longues journées d’auditions organisées par l’Agence de sécurité des transports (NTSB) pour son enquête sur un incident en vol en janvier sur un 737 MAX 9. Cet incident a sonné le glas de responsables du groupe, mobilisé la FAA – qui a notamment gelé sine die la production du 737, déclenché des enquêtes et réactivé le volet pénal lié aux deux crashes. Autant de dossiers auxquels Kelly Ortberg va devoir s’atteler. « Cela ne va pas être tâche facile, c’est certain », a relevé Michel Merluzeau. Sans être issu du sérail Boeing, il ne lui est néanmoins pas inconnu puisque, rappelle Melius Research, Kelly Ortberg a remporté une « victoire importante » dans le programme du 787 Dreamliner lorsqu’il dirigeait Rockwell Collins. Et d’autres contrats ont suivi avec Boeing et son concurrent européen Airbus, ajoute Melius. Autre élément en sa faveur : il va s’installer à Seattle, berceau de Boeing où se trouvent en particulier les chaînes d’assemblage du 737 et du 777, dont la nouvelle génération 777X semble enfin à portée de certification après des années de retard. Les 737 MAX 7 et MAX 10, eux, languissent toujours. Le syndicat IAM-District 751, qui représente plus de 30 000 employés de Boeing autour de Seattle, a estimé que sa présence « près du cœur économique du groupe, était un pas dans la bonne direction ». Un satisfecit d’autant plus important que Boeing négocie avec le syndicat la convention collective devant entrer en vigueur en septembre. Le principe d’une grève, faute d’accord à la date butoir, a déjà été approuvé. Outre des hausses salariales, le syndicat exige que le prochain avion - annoncé pour 2035, mais toujours pas présenté - soit fabriqué dans la région. Autre gros dossier : le plaider-coupable de Boeing dans le volet pénal lié aux crashes annoncé le 24 juillet, qui attend la décision du juge, et les poursuites civiles. Robert Clifford, avocat de familles de victimes, a également réagi positivement à la nomination de Kelly Ortberg, soulignant sa « bonne réputation » et le fait qu’il ne sorte pas des rangs de Boeing.

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